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Une révolution face à l'extinction?

Le 4 mars 2021 GEM en Débat a accueilli Aurélien Barrau au sein de Grenoble Ecole de Management afin de traiter de l'écologie et comment réagir face à l'urgence environnementale. Dans un premier temps un bilan a été tiré de la situation actuelle puis M. Barrau a souligné différentes solutions envisageables pour éviter les scénarios apocalyptiques qui s'offrent à nous. Conférence animée par Baptiste Mallard et Redouan Kaouari

Le Focus

Par Benjamin Sinègre

Photo © Quantum poetry  https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=80607543

Aurélien Barrau est né le 19 mai 1973 à Neuilly-sur-Seine, ville ou il fait ses études et notamment sa classe préparatoire Math-sup et Math-spé de 1990 à 1992. Il s’envole ensuite pour Grenoble où il intègre l’École nationale supérieure de physique dont il sort avec un diplôme d’ingénieur en 1995. Et parce que finir de major de promo de cette école ce n’était pas assez pour lui, il finit également major de promo à l’université Joseph-Fourier où il obtient un diplôme d’études approfondies en physique de la matière et du rayonnement. 3 ans plus tard, il obtient son premier doctorat en astrophysique dans cette même université, et puisque cette fois il n’y a pas de promotion, il se contente de recevoir la mention très honorable et les félicitations du jury. Histoire de parfaire son CV on notera quand même son Prix International Bogoliubov de physique théorique “young scientist 2006”.   Professeur à l’université de Grenoble il dirige également le centre de Physique théorique de Grenoble-Alpes et travaille dans le même temps au laboratoire de Physique subatomique et de cosmologie de Grenoble 

Beaucoup de mots donc et beaucoup de casquettes qui font de lui un spécialiste en la matière. Pour preuve il est responsable du Master 2 intitulé « Physique Subatomique et cosmologie » à l’UGA.  A l’heure actuelle il travaille principalement sur les questions d’astronomie gamma et de gravitation quantique.  

 En parlant sciences & philosophie parlons d’une des casquettes qui lui est attribuée : la collapsologie. Plus précisément on lui donne cette étiquette de partisan de la collapsologie : théorie qui prédit la chute de notre civilisation industrielle. De son côté il préfère se tenir en retrait de « la mouvance collapsologue » préférant plutôt la théorie de la décroissance. Venir parler décroissance en école de commerce : pari osé.  N’hésitant pas à prendre position, il affirme notamment « La 5G tue » dans le sens où il s’agit d’un besoin arbitraire. Dommage pour nous étudiants en école de commerce qui voulions faire des confs calls dans les plaines mongoles.  

Bon maintenant qu’on a utilisé plein de mots plus ou moins savants, il faut rappeler une seconde fois qu’il est un adepte de la vulgarisation scientifique : désacraliser le savoir et le rendre accessible en dehors de l’élite, voilà qui pourrait ressembler à une mesure socialiste. Habile transition politique de notre part puisque cela nous amène vers son engagement politique. Sans surprise il opte pour une écologie politique, comme le montre sa tribune co-écrite avec Juliette Binoche « Le plus grand défi de l’histoire de l’Humanité » paru à la suite de la démission de Nicolas Hulot du poste de Ministre de l’Ecologie en 2018 : des mesures radicales pour se battre convenablement contre le réchauffement climatique, on a déjà vu ça… à Grenoble tiens. Il publie par ailleurs un livre du même nom en 2019, ses mots sont simples, si on ne cesse pas avec cette obnubilation pour la croissance et le PIB, on court à notre perte.  

Cette conférence a été sponsorisée par :